Mise à jour au 10 janvier 2014

 

1 - Illusionnisme et parapsychologie

... je me propose de me faire tester devant 400 magiciens lors d'un congrès international de magie ... et l'on refuse ma présence sous prétexte que ce congrès est exclusivement réservé aux illusionnistes et non au sujets psi (sic)! Lettre du président de l'ordre des illusionnistes : le Dr Jean-Yves Prost. Suite documentée en déroulant cette page.

2 - La vérité sur le"fameux" défi, ou le défi de dupes.

Suivi de l'analyse d'un scientifique zététicien qui démontre que c'est un défi de dupes! Où le jury est juge et parti et qu'en face il n'y a aucune "contre-analyse". Par ailleurs il faut payer les experts (Majax, Théodor et Broch) pour un "pré-test" ! Suite documentée en déroulant cette page

3 - Expertise devant 4 illusionnistes experts sur matériau à AMF (matériau à mémoire forme).

Où j'ai changé la mémoire de forme initiale du labo fabricant (Mémométal).

Note : Expérience impossible à truquer, d'où le, choix des magiciens. Lire plus avant pourquoi!

4 - Oui, il existe des zététiciens sympas !

5 - Clin d'oeil au psi

*Vous pourrez consulter ce chapitre - beaucoup plus complet -, dans "l'encyclopédie du paranormal" au chapitre 7. 2ème rédition Trajectoire 2009, dans le "Manuel de Parapsychologie appliquée" éditions Alphèe Monaco 2011 "Agir sur la Matière" Autobiographie, éditions du Châtelet 2006

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1 - Illusionnisme et parapsychologie

 

 

Les frères ennemis historiques

en voie de réconciliation !

 

 

Il ne serait guère objectif de dissocier l’histoire de la parapsychologie de celle de l’illusionnisme. Peu d’ouvrages osent aborder les rapports de cet Art avec le paranormal. ! Si il est bien un domaine que la parapsychologie –même moderne - ne peut ignorer, c’est bien celui de l’illusionnisme, appelé également “ magie ” ou encore prestidigitation. Il en est sans doute parmi vous, peu informés de l’importance que revêt (et a revêtu) l’illusionnisme dans l’univers dela parapsychologie. Que ce soit en ce début de 21 ème siècle ou à l’aube du 20 ème , les magiciens ont toujours côtoyés – avec plus ou moins bonne fortune – le paranormal. Très tôt ils se présentèrent comme le rempart incontournable au discernement du vrai et du faux, dans l’univers de la médiumnité, puis de nos jours de ce que l’on nomme : parapsychologie.

 

Les rapports “ houleux ” entre magiciens et médiums (nommés de nos jours, sujets Psi) ne datent pas d’hier. Il semble bien que de tous temps, la prise de position des illusionnistes dans le domaine de la parapsychologie ait été celle de la négation systématique quant à l’existence du moindre phénomène paranormal. Les plus virulents détracteurs étant, dans leur immense majorité, des magiciens n’ayant jamais assisté à la moindre expérience. Comme beaucoup de sujets Psi, à un moment de ma vie (1976) je me suis intéressé, en amateur précisons-le, à l'illusionisme.

 

 

Le fait que je me sois intéressé à l'illusionnisme en amateur m'a été beaucoup reproché. De plus mon inscription à un annuaire de magiciens en qualité d'amateur, n'a pas vraiment arrangé mes rapports avec les illusionnistes professionnels.! Malgré tout ce qui a pu être colporté, je n'ai jamais donné (j'en aurais été bien incapable ! )de spectacle d'illusionnisme. Tout cela est détaillé précisément dans mon autobiographie "AGIR sur la MATIERE" ( ouvrages récents de J-P. Girard ) ainsi que le défi que je propose aux magiciens depuis ... 1976 !!!

 

Je n'ai jamais caché aux scientifiques que je m'étais intéressé - en amateur - à l'illusionnisme. . J’avais d’ailleurs ma photo dans un annuaire de magiciens en qualité d’amateur. Dès que mes premières expériences Psi de laboratoire ont été connues, les illusionnistes firent front pour m’attaquer et clamer haut et fort que je n’étais qu’un de leurs confrères souhaitant duper les scientifiques. Il est vrai que cet harcèlement (même en privé) fit qu’à l’époque j’optais pour une attitude trop peu tranchée, à la limite de l’équivoque, afin d’avoir la paix ! Ce comportement aux contours assez flous ne fit que me desservir dans les premiers temps. Et puis cerise sur le gâteau : lorsque le journaliste scientifique François de Closets m’interrogea sur TF1 pour savoir si il m’était arrivé d’avoir été tenté par la fraude et que je lui répondis : « Oui cela m’est arrivé ! ». Bien sûr, je faisais suivre cet « aveu » (volontaire et sans contrainte !) d’un commentaire sur le contexte dans lequel j’avais parfois donné un coup de pouce : réunions privées, contexte festif, etc. Pour ce qui concerne les expériences contrôlées de laboratoire, même si j’en avais eu le désir, c’eut été totalement impossible ! A ce propos je citerais quelques lignes de François de Closets, extraites de son ouvrage : « La France et ses mensonges ». Denoël éditeur:

 

« … Je ne suis pas loin de penser que tout « sujet », qu’il possède ou non un « pouvoir », en vient à frauder un jour ou l’autre. Mais la science, éventuellement aidée par les conseils d’illusionnistes professionnels, est bien armée pour éliminer toute possibilité de truquage. ».

 

Bref, tout ceci n’a guère atténué les salves de critiques, bien au contraire. De guerre lasse, je me suis décidé à ne plus être dans des zones « équivoques », mais au contraire à passer à l’attaque comme on le lira plus avant. Tous les scientifiques avec qui j’ai expérimenté avaient été prévenus par mes soins, de mon intérêt passager pour cet Art, ce qui, les a rendus d’emblée beaucoup plus vigilants. C’est ainsi qu’ils ont souhaité ajouter à la grande rigueur expérimentale habituelle, des observations, des conseils et le contrôle régulier d’experts illusionnistes.

 

Dès le début des années 1900, les magiciens hostiles au paranormal

 

Dans les années 1900/1930 des expériences les plus rigoureuses ont été menées avec de prestigieux médiums (D. Home, Eusapia Paladino, Frank Kluski, Jean Guzik et Rudi Schneider) qui ont été observés par de grands savants tels que : le Professeur Richet prix Nobel de médecine, Camille Flammarion (astronome), William Crookes (physicien), etc. Ces savants firent à l’époque l’objet, des plus vives critiques de la communauté scientifique, certaines n’hésitant pas à mettre en doute la santé mentale des observateurs ! On le devine, les magiciens ne furent pas en reste, prétendant que seule leur présence pouvait garantir l’absence de fraude, donc la réalité du phénomène observé. Ce point de vue, fut repris en chœur par l’ensemble des scientifiques : dorénavant on ne prendra en compte que les expériences faites sous contrôle de magiciens ! Certains d’être ainsi débarrassés définitivement des médiums et de leurs mentors, les scientifiques retournèrent, rassérénés, à leurs recherches “ classiques ”. Mais c’était sans compter avec la pugnacité de ces chercheurs pionniers de la recherche parapsychologique. Et c’est ainsi que l’on vit – non pas sans quelques difficultés – aux côtés des médiums et des scientifiques quelques illusionnistes curieux qui firent fi de l’avis de leurs confrères et eurent le courage de se rendre en laboratoire. Ces illusionnistes honnêtes venus là, sans à priori, aux fins de tenter de discerner si les médiums produisaient des “ effets ” ressortant de leur Art, donc trichaient, ou au contraire étaient d’authentiques sensitifs.

 

Ceux qui se rendirent dans les salons où se produisaient les phénomènes ne purent que constater la réalité “ d’effets ” dont ils ne purent donner d’explication rationnelle. Reconnaissons qu’ils décelèrent également quelques fraudes – au demeurant très “ grossières ” - dont quelques médiums les “ gratifièrent ”. Médiums, qui par ailleurs produisaient d’authentiques manifestations paranormales, reconnues par ces mêmes magiciens. À y regarder de plus près, on comprendra mieux les motifs qui font que ces deux disciplines se côtoient constamment, sans pour autant parvenir à se comprendre et admettre qu’elles ont un rôle commun à jouer pour une meilleure compréhension du phénomène Psi.

 

Sans illusionnistes point de Parapsychologie ?

 

Dans l’esprit des critiques systématiques de la parapsychologie, il n’existe d’expérience valable que si elle est conduite et observée par un magicien. Quand on sait que l’écrasante majorité des illusionnistes était – il y a encore peu - franchement hostile (pour ne pas dire plus) à tout ce qui touche le paranormal, on est bien fondé à penser que les dits illusionnistes ne peuvent présenter une caution d’objectivité, pourtant indispensable dans une discipline aussi critiquée. Tout ceci n’est pas aussi simple, car comme nous l’avons déjà évoqué plus haut ; d’autant plus, reconnaissons-le que la parapsychologie a parfois été entachée de fraudes manifestes et de tricheries avérées. Les magiciens les plus virulents sont toujours soutenus par des groupes dits : “ rationalistes ”, négateurs farouches et inconditionnels de tout ce qui touche l’inexpliqué, en fait tout ce qui s’écarte de l’establishment scientifique doit être étouffé dans l’œuf ! . J’aime beaucoup cet aphorisme : “ Pourquoi seulement chercher à améliorer la bougie, plutôt que de découvrirl’éclairage électrique ? ” (Salomé). Cette attitude vaut pour toutes les disciplines en émergence, ou qui n’ont jamais vraiment été reconnues par l’ensemble de la communauté scientifique. L’homéopathie illustre bien notre propos. Pourtant c’est une médecine plus que séculaire et qui fait quotidiennement les preuves de son efficacité.

 

Souvenons-nous du “ scandale ” de la mémoire de l’eau. Ce fut à l’époque un tollé général contre Jacques Benveniste chercheur à l’INSERM (Institut national de la Recherche Médicale) . Mais pourquoi donc cet acharnement à critiquer ses expériences ? Tout simplement parce que celles-ci apportaient de sérieux éléments indicateurs concernant le mode d’action des dilutions homéopathiques. L’on n’hésita pas à quérir un illusionniste américain : James Randi qui, notons-le au passage, n’a pas de qualification de biochimiste, de biologiste moléculaire ou encore de physicien des quanta. Celui-ci ne fit que s’ingénier à discréditer Benveniste et bien sûr comme c’est un langage que beaucoup voulaient entendre, le chercheur connut beaucoup de difficultés par la suite. Depuis les mêmes travaux ont été repris par d’autres chercheurs et leurs résultats permirent de valider les travaux de Jacques Benveniste.

 

Des Phénomènes Psi non reproductibles

par l’illusionnisme … et par la Science !

 

Lorsqu’un des laboratoires de recherches de pointe dans le domaine des alliages métallurgiques spéciaux (conçus pour l’avionique) demanda à ce même James Randi, d’expertiser mes effets Psi produits au cœur de la matière, il ne pu donner la moindre explication ressortant de l’illusionnisme, se contentant d’affirmer que je n’étais qu’un illusionniste et rien de plus ! Bien évidemment, cette explication un peu “ courte ” n’a pas satisfait les observateurs scientifiques m’ayant testé (pendant plusieurs années) et ces derniers ne purent que conclurent que leurs protocoles étaient irréprochables et les phénomènes observés authentiques devant l’absence totale d’arguments concrets de ce magicien.

 

 

Le professeur Crussard (veste claire) échange avec l'ingénieur Janin, créateur du tychoscope (à gauche).

Au centre, le Maître magicien Ludow, écoute attentivement l'échange entre les deux scientifiques. A droite J-P. Girard.

 

 

Pour ce qui me concerne, dans près de 80% des cas, des illusionnistes experts étaient présents lors des expériences en laboratoire. Je n’ai jamais été “ choqué ” par cette présence qui aurait pu signifier que d’emblée on me soupçonnait de fraude, car je savais que pour les observateurs scientifiques cela représentait un élément majeur de crédibilité pour leurs confrères “ extérieurs ” à l’expérimentation. De plus, c’est un préalable indispensable si l’on envisage une publication dans une revue de haute tenue scientifique.

 

Contrairement à une idée reçue, on peut aisément étudier les phénomènes paranormaux sans avoir recours aux illusionnistes. Je le répète, si les observateurs ont été amenés à faire appel à eux, c’est uniquement pour limiter les critiques de leurs confrères, concernant les protocoles expérimentaux mis en œuvre. Mais nombre de scientifiques vous diront qu’avec ou sans magicien, ils sont les mieux placés pour concevoir un contexte expérimental qui ne permet pas à la moindre tricherie de s’immiscer. Si l’on prend comme exemple des expériences PK sur des barreaux métalliques, la première des précautions qui sera prise, sera de marquer le barreau qui sera confié au sujet. Beaucoup d’expériences Psi que j’ai effectuées, ont consisté à effectuer des changements de structure à l’intérieur même des barreaux d’alliages , ceux-ci étant fréquemment introduits dans des tubes de verre scellés et/ou reliés à des jauges de contrainte. Non seulement aucun magicien au Monde ne peut reproduire ce type de phénomène dans les conditions opératoires qui m’ont été imposées, mais les physiciens métallurgistes eux-mêmes avouent n’avoir aucun moyen à leur disposition pour reproduire les mêmes structures “ paranormales ” introduites au cœur de la matière par le sujet Psi et ce, même à l’aide des moyens technico-scientifiques les plus sophistiqués mis à leur disposition en ce début de 21 ème siècle !

 

La Position d’un Expert Magicien reconnu.

 

« La constance avec laquelle la majorité des experts illusionnistes qui ont contrôlé les phénomènes paranormaux est significative. Elle est passée du scepticisme à la conviction. En même temps, une majorité de parapsychologues s'est initiée à l'illusionnisme afin de déceler les truquages éventuels. Leurs rapports, concluant à la fraude en ce qui concerne les pseudo-prodiges des chirurgiens des Philippines. montrent bien qu'ils ne sont pas les naïfs que l'on dit. Il ne tient qu'aux autres grands illusionnistes, connus pour combattre la parapsychologie, de participer désormais au contrôle des phénomènes Psi. Ceci peut être fait en toute courtoisie, mais avec la plus parfaite rigueur s'ils décident d'abandonner leurs duels oratoires et leur position d'adversaires agressifs. Ceux qui veulent croire " qu'il y a toujours un truc " resteront certes enclins à se satisfaire de n'importe quelle explication illusoire. Avant d'entreprendre ma carrière de " marchand de merveilleux ", j'avais lu ces livres où certains expliquaient " les trucs des fakirs ". Je croyais donc que lorsque ceux-ci se transperçaient la langue, il s'agissait d'une fausse langue ; que lorsqu'ils se faisaient casser une pierre sur le ventre, celle-ci était " préparée " pour être friable. J'ai connu de faux fakirs, qui utilisaient ce procédé, et puis aussi des fakirs qui transperçaient véritablement leur langue et qui utilisaient n'importe quelle bordure de trottoir. Le public ne faisait aucune différence, mais j'ai compris à partir de ce moment que le vrai et l'imitation pouvaient coexister sans jamais s'exclure mutuellement. Les illusionnistes sont des faussaires de génie à qui il suffit de décrire n'importe quel effet pour qu'ils inventent des moyens souvent multiples pour les réaliser. Mais l'ersatz et l'artificiel ne pourront jamais prouver l'inauthenticité de l'original et du naturel.

Depuis quelques mois Albert Ducrocq a découvert en France un sujet Psi qui est en passe de devenir aussi célèbre que Geller. Il s'agit de Jean-Pierre Girard qu'on a vu à la télévision alors qu'il tordait un clou contenu dans un tube de verre scellé et une autre fois alors qu'il faisait mouvoir sans contact un morceau d'altuglass posé sur une table. On a expliqué le premier effet en disant que le clou était tordu à l'avance alors qu'on le présentait droit sur une autre face. Pour le deuxième, comme l' aItuglass ne peut être mu par un autre aimant fixé sous la table, on a expliqué que Girard utilisait un fil invisible. Sachant par expérience qu'un fil n'est invisible qu'en certaines conditions d'éclairage et à une certaine distance, cette dernière explication ne peut satisfaire. Les expériences de Girard, en ce qui concerne les torsions de métaux, ont été faites en laboratoire alors que les accessoires n'étaient pas fournis par lui mais par les expérimentateurs. Les contrôles ont été faits par le Docteur Wolkowski, physicien, par Charles Crussard, directeur scientifique de Péchiney Ugine Kuhlmann, par Albert Ducrocq. Alors si le Comité de Défense de l'Illusionnisme veut vraiment montrer que les contrôles de laboratoire comportaient des lacunes permettant des truquages, il n'a qu'à venir réaliser les mêmes expériences dans les mêmes conditions. S'il ne le fait pas, il reconnaîtra qu'il y a une énorme différence entre une expérience de laboratoire dont le protocole est défini par le testeur et celle que l'illusionniste peut faire avec ses propres accessoires lorsqu'il détermine lui-même les conditions de sa présentation.

Jean-Pierre Girard n'a aucune prévention contre les illusionnistes car il a toujours pris beaucoup d'intérêt à leur art. Il m'a demandé de prévoir une prochaine rencontre à Paris avec un spécialiste du mentalisme. D'autre part il a accepté de venir au " Congrès de l'Illusion " qui aura lieu en France en novembre prochain. Ce sera une excellente occasion de réunir les illusionnistes qui ont vérifié les phénomènes psychocinétiques, ceux qui les nient, et d'inviter éventuellement des sujets Psi. J'ai pris le soin de signaler cette possibilité déjà aux principaux opposants étrangers tels que Randi (Etats-Unis), David Berglas (Angleterre), Geissler-Werry (Allemagne), et j'attends leur réponse. Je pense que mes confrères ne se comporteront pas comme les détracteurs de Galilée qui refusèrent obstinément de regarder dans sa lunette de peur d'avoir à changer d'opinion.

A l'occasion du cas " Geller " c'est donc tout le problème des droits et des devoirs des magiciens qui est à l'ordre du jour. En effet s'ils estiment devoir prendre position pour la défense de certains principes il faut dire lesquels et définir un code déontologique. Il faut que ce code spécifie que c'est dans l'unique but de divertir le public qu'il est permis de le tromper. Mais si l'illusionniste a désormais un devoir du vérité il faut préciser à l'égard de qui. Ce ne peut être que pour protéger les chercheurs scientifiques (dont les parapsychologues) contre les charlatans, en les mettant à l'abri des mystifications. ».

André Sanlaville, Maître magicien , organisateur du Festival Mondial de la Magie à l'Olympia.

 

Ndla : Voici la position d’un magicien, que l’on aimerait plus répandue, mais – hélas – elle n’est encore, que trop exceptionnelle (tout du moins en France).

 

Lorsqu’un Psi « attaque »

les magiciens sur leur terrain :

 

Las des attaques régulières (voire des menaces) dont j’étais l’objet de la part des illusionnistes, je décide de ne plus subir mais d’attaquer. J’écris au président de l’Ordre des Illusionnistes, le Dr Jean Yves Prost et lui propose de me rendre au 10 ème congrès international d’illusionnisme qui doit se dérouler à Lyon et ce, afin de me faire “ tester ” devant la fine fleur de la magie nationale et internationale, espérant ainsi mettre fin à la polémique dont je suis l'objet depuis plusieurs années. Plus de 400 prestidigitateurs auraient ainsi la possibilité de m’observer dans le cadre d’un protocole et d’expériences définies par eux et ce, pendant une session spéciale consacrée à la parapsychologie . La réponse du président de l’Ordre fut un refus catégorique à ma proposition. Je reproduis in extenso un extrait de son courrier :

“ … Nous sommes au regret de vous dire que la participation de sujets dits “ Psi ” n’a pas été jugée désirable lors de cette séance qui sera réservée exclusivement aux illusionnistes (sic). ”.

 

C’est ainsi qu’officiellement, je découvre, de l’aveu même du président Prost, que je ne suis pas considéré par la confrérie des magiciens comme un de leurs confrères, mais comme un sujet Psi ! Tout porte à croire que le sérail des montreurs de lapins sortant d’un chapeau, ne souhaitait pas prendre le risque d’une démonstration indiscutable d’effets psychokinétiques. On imagine la vigueur des débats qui auraient succédé entre le camp des “ pour ” et le camp des “ contres ”…

 

Mon Défi jamais relevé !

 

Depuis 1976, je renouvelle épisodiquement ma proposition de défi formulée en accord avec les scientifiques m’ayant observé :

 

« Nous mettons au défi tout détracteur – qu’il soit illusionniste ou non – de reproduire par trucages (dont il devra donner l’explication du truc utilisé) les phénomènes qualifiés de psychokinèse produits par Jean-Pierre Girard en laboratoire. Il est bien entendu que les conditions opératoires auxquelles devra se soumettre le prétendant au défi seront strictement identiques à celles soumise à J.-P G lors des expériences : fouille (poussée) préalable, objets à modifier et/ou à déplacer apportés au dernier moment par les observateurs. Les objets comporterons des codes de repérages permettant de déceler toute éventuelle substitution. Des contrôles impromptus seront effectués en cours de séance. Divers appareils de mesures et de contrôles ainsi que des caméras vidéos, seront en fonctionnement permanent ».

 

Bien que trois décennies viennent de s’écouler, vous surprendrai-je en vous informant que nous n’avons jamais eu à ce jour, de réponse ? Je confirme aujourd’hui encore - par le truchement de cet ouvrage -, mon défi et les conditions qui y sont attachées.

 

L'expert magicien Ranky, ici avec un de ses confrères le magicien Géraldy,

dévoile sur TF 1 le truquage du motard masqué dans le cadre de l'émission "Mystères".

 

 

De par le Monde, parmi les 37 illusionnistes qui ont, à la demande des scientifiques, expertisé mes expériences Psi, aucun n’a conclu à une quelconque fraude ou artefact relevant de leur Art. La prise de position favorable de magiciens concernant mes démonstrations et leurs publications à plusieurs reprises dans des revues scientifiques , dans des livres ou encore lors d’émissions de télévision ; en a “ irrité ” plus d’un. D’autres au contraire, découvrant la rigueur et le sérieux de toutes ces expériences changèrent radicalement d’attitude. Une collaboration fructueuse s’instaura entre eux et les scientifiques qui les invitèrent au sein de leurs laboratoires. Je me dois de citer le comité d’experts qui s’est créé à l’époque et qui existe toujours : le CIEPP ( Comité International d’Expertise des Phénomènes Paranormaux). C’est ce comité, présidé par Ranky, qui commis par TF1, a dénoncé l’imposture du motard masqué de l’émission “ Mystères ”. Lorsque récemment la société américaine Reader’s Digest Video (pour CBS) réalisa un film sur mes expériences, elle a fit appel au CIEPP pour contrôler mes effets psi. En fait les illusionnistes irréductibles critiques sont ceux qui n’ont jamais assisté à la moindre expérience et qui ne se sont jamais véritablement documenté.

21 ème siècle : 80% de magiciens favorables au Psi !

Ou la réconciliation tant attendue…

 

Que disent en substance les magiciens par la voix d’un de leur brillant confrère  :

 

“ Nous sommes, contrairement aux sujets Psi observés en laboratoire, maîtres de ce que nous allons présenter au public. C’est nous qui décidons du choix des tours : cordes, pièces, cartes, etc. Nous ne sommes pas fouillés, nous maîtrisons le détournement d’attention (misdirection) et disposons de “ gimmicks ” habilement dissimulés […] Nous ne pourrions présenter le moindre de nos tours placés dans les mêmes conditions opératoires que Jean-pierre Girard. ”.

 

Bien involontairement, la parapsychologie a fait évoluer la magie vers de nouveaux concepts scéniques. Il est courant de constater que les spectacles magiques sont présentés sur scène comme des effets “ paranormaux ”. Tout ceci nous fait mieux comprendre le désarroi du public qui ne sait plus très bien où se situe le paranormal etl’illusionnisme. Du côté de la recherche en parapsychologie, les illusionnistes ont permis aux chercheurs de peaufiner leurs protocoles et de suggérer des expériences nouvelles. Le nombre de magiciens “ convertis ” à la réalité des phénomènes paranormaux ne cesse de croître.

 

Aux USA où le lobby des magiciens était jusqu’alors à majorité hostile au Psi, est maintenant très ouvert. Un ouvrage récent de George P. Hansen (“ Magicians Who Endorsed Psychic Phenoma ”) fait le point des illusionnistes professionnels américains convaincus (Sondage Birdsell : 82%) des possibilités parapsychiques de certains sujets. La liste – en regard à celle des années 80 – est impressionnante, avec un chiffre multiplié par 10 ! Nous sujets Psi et chercheurs parapsychologues, ne pouvons que nous réjouir de cette évolution. Mais soyons conscients que ces résultats devraient être largement pondérés – je le crains – si les sondages étaient réalisés en France….

 

« Experts » en affirmations … sans fondements !

 

Les critiques les plus acerbes, on l’a vu, viennent d’illusionnistes qui ne m’ont jamais testé. Je ne prendrai ici qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

 

L’illusionniste Gérard Majax, devant lequel je n’ai jamais expérimenté, lors d’une interview à la revue « Mystères » me cite en ces termes :

 

« … Il est déjà difficile pour un expert de découvrir le truc, parce que il peut y avoir une invention et c’est le cas aujourd’hui de grands médiums internationaux ou des gens comme Uri Geller et Jean-Pierre Girard qui ont employé des techniques chimiques et électroniques de pointe et qu’on a piégés(sic) simplement parce que l’on connaissait ces techniques… ».

 

Je fis donc un droit de réponse aux affirmations erronées de G. Majax dans le n° 14 de la revue déjà citée :

 

« A propos de trucs, de fraudes et divers artifices qu'utiliseraient certains médiums, Gérard Majax, dans le numéro 13 de Mystères, n'hésite pas à formuler une affirmation me concernant, qui aurait pu me surprendre, si nous ne connaissions pas son approche souvent dénuée d'objectivité pour tout ce qui approche l'inexpliqué

 

Gérard Majax ne cite, et pour cause, aucune référence à ses affirmations, puisqu’il ne m’a jamais observé. Depuis près de trente années que je produis des phénomènes dans divers laboratoires en France et dans le monde, je mets au défi Majax de soumettre aux lecteurs de Mystères, le moindre témoignage d'une constatation de fraude en laboratoire où j'aurais utilisé des artifices chimiques et/ou électroniques ! À dire vrai, je n'ai jamais tiré de profits financiers de la parapsychologie, mais si j’avais eu la capacité en truquant de : transformer la structure interne d'une barre d'alliage, courber, allonger, amollir ou encore rendre magnétique des éprouvettes métalliques, inhiber la croissance d'Escherichia Coli (Colibacille) à distance in vitro, etc. ; tout cela fréquemment réalisé en tubes scellés, filmé en permanence, fouillé avant et après expérimentation avec la présence régulière de ses confrères illusionnistes (37 à ce jour !) commis en qualité d'experts contrôleurs ..

 

J’aurai pu prétendre à un prix Nobel de Physique, et de plus, générer des dividendes substantiels sur l'usufruit de «mes» découvertes. De grâce, que Majax, s'il connaît des procédés physiques et/ou électroniques pour réaliser les mêmes effets, dans les mêmes conditions que ceux que j'ai produit, qu'il fasse de toute urgence une communication à la communauté scientifique. Là, il fera une véritable action d'utilité publique. ».

Jean-Pierre Girard

 

La Vérité sur les « fameux » défis ?

Illusionnistes, Prétendus rationalistes et

Zététiciens : Seraient-ils des lanceurs

de défis « truqués » ? 

 

Une bonne fois pour toutes le lecteur doit être informé sur la nature et la validité de ces « fameux » défis lancés régulièrement aux parapsychologues et surtout aux sujets Psi. C’est une question que l’on me pose régulièrement lors de mes conférences : « Pourquoi ne relevez-vous pas le fameux défi lancé par les illusionnistes? Ce devrait être facile dans votre cas de gagner les 150 000 € ! ».

 

Déjà au début du 20 ème siècle les défis des magiciens aux « médiums », faisaient florès, le « Journal de la Prestidigitation » du 1 er juillet 1911, titrait en 1 ère page un article intitulé « Spirites et Illusionnistes », signé de G. Vaillant, président de l’0rdre. Article où il est question de débats, fraudes, défis avec le médium/spirite du moment. Aux Etats-Unis, Houdini, célèbre illusionniste américain dans les années 20, lança lui aussi moult défis à coups de dollars !

 

Aux Etats-Unis, en France et dans divers Pays, les expériences parapsychologiques ont suscité de la part des détracteurs inconditionnels, des critiques certes mais aussi des défis assortis de montants financiers conséquents et gonflant plus vite que la pire des inflations qui eut lieu en 1929 ! On pourrait penser que c’est la certitude de la non-existence des phénomènes Psi , donc du non-risque qu’ils prennent, qui les rendent enclins à toutes les extravagances dans leurs défis ? Non, tout simplement leurs défis sont conçus dès le départ, de telle sorte qu’ils ne laissent aucune chance aux prétendants ! Le porte-parole de ces groupuscules (3 à 4 personnes) est quasi systématiquement un illusionniste. Ce dernier, en mal de galas et au succès fléchissant, trouve là, l’occasion rêvée de se refaire une petite notoriété. Je ne ferai référence ici qu’aux deux défis les plus significatifs que je connais bien : Celui du CISCOP aux U.S.A et en France celui du Comité Zététique.

 

Nous proposons de démontrer pourquoi ces défis sont partiaux et pourquoi, même un sujet doué de pouvoirs Psi authentiques ne peut gagner dans ce genre de défi.

 

Le défi de James Randi :

un subterfuge à sens unique !

 

Voici reproduit in extenso , le texte du défi lancé par James Randi, illusionniste américain membre du CISCOP (Comité critique du paranormal) , sans posséder un sens du discernement pointu, on comprend que dans ce type de défi le jury est juge et parti. Même le second illusionniste est choisi par le « financier » du défi : James Randi !

 

«Je soussigné, James Randi, 51,Lennox Avenue, Rumson, NewJersey, USA, fais l'offre et ladéclaration suivante :A toute personne, homme ou femme, enfant ou adulte, qui accomplira devant le comité ci-dessous décrit tout fait de nature paranormale ou parapsychologique et que je ne pourrai :

 

a)expliquer à la satisfaction dudi tcomité

b) reproduire avec un précision raisonnable qui satisfasse le comité

c) faire reproduire par une autre personne qui satisfasse le comité. Je paierai la somme de 10 000 dollars dans les trente jours qui suivront l’épreuve, à la domiciliation voulue.

 

Le comité sera composé de :moi-même, un autre illusionniste de mon choix, deux représentants de la communauté scientifique, tenus pour capables d'une expertise scientifique dans ce domaine et de deux représentants de la presse choisis à la satisfaction mutuelle des membres déjà définis. Une condition supplémentaire est que le prétendant soumette, et pas plus tard que dix jours avant l'épreuve,une description écrite suffisamment explicite de la nature du phénomène qu'il présentera. En outre, le comité se réserve, sans conditions, le droit de publier les résultats de l'épreuve, mais non le droit de rendre publique l'épreuve elle-même. Les décisions du comité seront prises par vote, avec abstention autorisée,et une majorité de quatre ou plus est requise pour que la performance soit homologuée en faveur du prétendant.

«Signé : James Randi. ».

 

 

Ici, deux magiciens du CIEPP (comité d'expertise international des phénomènes paranormaux), Géraldy et Ranky examinent

un ressort en AMF (alliage à mémoire de forme) dont la mémoire a été modifiée à distance, par Jean-Pierre Girard.

 

 

 

Quand un Maître magicien démontre le subterfuge

 

André Sanlaville, Maître Magicien, Membre de l’Ordre des Illusionnistes. Organisateur du Festival Mondial de la Magie à l’Olympia, est tout à fait qualifié pour commenter le défi de James Randi :

 

« Randi n'a peut-être pas un grand talent d'illusionniste, mais il a le sens de la publicité. Comme on parle beaucoup de parapsychologie depuis quelques années, il a pensé qu'il pourrait se faire sa publicité personnelle en attaquant la parapsychologie de façon spectaculaire. D'où l'idée du défi : Randi se promène avec un chèque de 10 000 $ et déclare : «Je donne ce chèque à qui accomplira un acte paranormal ou parapsychologique en se soumettant aux conditions de mon défi». Voici donc un argument impressionnant pour qui suppose que les conditions du défi sont sérieuses. Or, si on se reporte aux conditions définies parRandi, que constate-t-on ?

 

1° II ne s'agit pas du tout de conditions objectives tel qu'un protocole d'expérimentation et de contrôle, mais de la possibilité pour Randi d'expliquer ou de reproduire ou de faire reproduire les phénomènes devant un comité de six membres.

2° Le comité comprend Randi lui-même, un deuxième illusionniste choisi par les quatre premiers si bien que Randi s'assure d'avoi rau moins deux acolytes avec lui sinon trois, donc de disposer au moins de 3 voix sur les six du comité. Or il précise qu'il faudra au moins quatre voix pour repousser ses propres explications donc pour reconnaître la réalité du phénomène Psi et décider le versement des 10 000 $.Comme le comité ne pourra pas voter contre Randi, le chèque ne sera jamais remis.Evidemment Randi a intérêt à dévoiler le moins possible la condition de son défi et à se contenter de brandir son chèque.

 

Randi confondu à Grenoble etaux USA

 

« Randi a été invité à assister à Grenoble à une expérience faite par Jean-Pierre Girard devant des scientifiques et comportant un dispositif de contrôle très rigoureux agréé par lui-même. Au cours de cette expérience. Jean-Pierre Girard a produit des effets de psychocinèse. Pour relever le défi de Randi, on lui a demandé d'expliquer ou de reproduire les mêmes effets. Il a répondu qu'il ne pouvait pas le faire car l'expérience se déroulait dans des conditions trop scientifiques(sic). De l'avis des personnes présentes, c'était une dérobade assez lamentable. Aux Etats-Unis, Randi vient de perdre un procès. Le chercheur Stanley Krippner, du Maimonids' hospital en Californie, avait réalisé une expérience de perception extra-sensorielle avec un jeune sujet séparé par un écran des objets à percevoir. Randi a prétendu que le sujet regardait au-dessus de l'écran. Il a été tourné en ridicule devant la justice américaine lorsque Stanley Krippner a révélé que l'écran avait de toute façon peu d'importance, le sujet étant aveugle de naissance... ».

 

 

Voyons le « fameux » défi français !

 

Lors d’une interview par Jacques Mandorla, ce dernier me lance :

« Dans un précédent « Facteur X », Henri Broch nous a parlé de son Défi : un million de francs (150.000 €) pour toute personne faisant la preuve d'un pouvoir paranormal. Avec vos pouvoirs psi étonnants, pourquoi n'êtes-vous pas plus riche d'un million aujourd'hui? »

Je répondis alors, sans la moindre hésitation  :

« D'abord, le comité qui a lancé le défi, composé de Jacques Théodor, Gérard Majax et Henri Broch, n'a lui-même pas encore prouvé qu'une telle somme était effectivement bloquée sur un compte bancaire. Ensuite, et c'est plus grave, savez-vous que pour relever ce Défi, il vous faudra d'abord... payer ! J'en ai la preuve: un certain Bernard G., résidant à Nice, désirait prouver ses capacités à dresser des portraits astrologiques extrêmement précis. En juillet 1993, le comité lui a demandé de verser 12 500 FF, afin de procéder à un test préliminaire qui lui permettrait peut-être d'accéder au vrai Défi ! Pour une de mes expériences analysant des effets au cœur de la matière (barre unique coulée spécialement, protocole avec caméras vidéo, experts qualifiés, microscope électronique à balayage, oscillographe, jauges de contraintes, diffraction aux rayons X, coupes en lames minces, expertises en double blind (double aveugle) avec un autre laboratoire...), il m'en coûterait 300.000 FF (46.000 €) environ ! Vous comprendrez que je préfère la notion de test à celle de défi et pourquoi la majorité de mes expériences eurent pour cadre la science « officielle » et non les milieux parapsychologiques. Et les protocoles expérimentaux des laboratoires scientifiques n’ont rien à envier à ceux des fameux défis, bien au contraire ! ».

 

Ma réponse laisse pantois Jacques Mandorla. Je lui conseille alors d’interroger le Minitel 3615 ZET ou le site Internet du Comité Zététique, afin de constater la crédibilité de mes propos. Dès la parution de l’interview dans le n° 19 de « Facteur X », Henri Broch, intime la revue de publier in extenso son droit de réponse :

 

« Suite aux allégations de M. Jean-Pierre GIRARD dans le N° 19 de Facteur X, je tiens à faire connaître aux lecteurs de cette revue que :

- Le Défi 36.15 ZET (procédure disponible sur simple demande, avec enveloppe timbrée pour la réponse, auprès du Cercle Zététique, 12 rue David Dietz, 57000 Metz) comporte bien un prix de 1 million de francs français. L'engagement de la remise du chèque a été signé par M. Jacques Théodor devant Maître Xavier Carly, Notaire à Ixelles, Bruxelles, le 5 mai 1987 pour un montant de 500.000 FF, montant porté à 1.000.000 FF devant le même notaire le 24 mai 1992 (le signataire du chèque est évidemment engagé sur ses biens et est soumis au droit civil et pénal comme n'importe quel émetteur de chèque).

- L'affirmation de M. Girard «Pour relever ce Défi, il vous faudra d'abord... payer! J'en ai la preuve: un certain Bernard G., ...» est tout simplement mensongère! Le Comité n'a jamais demandé à un « certain Bernard G., résidant à Nice » (ni à n'importe quel autre candidat au Défi) de lui verser 12 500 FF afin de procéder à un test préliminaire.

- Quand à son affirmation qu'il lui en coûterait 300.000 FF environ» pour une de ses expériences, d'où donc M. Girard tire-t-il cette informations comique et tout aussi mensongère Au lieu de disserter longuement sur ses effets « au cœur de la matière» (sic), que M. Girard fasse donc la courte démonstration, si simple pour lui et qui ne lui coûtera pas un seul centime (hormis évidemment ses propres frais de déplacement et d'hébergement !), d'un tout petit effet de télékinésie.

En termes clairs, je mets au défi, par les présentes lignes, M. J.P. Girard de venir faire, à la Faculté des Sciences de l'Université de Nice-Sophia Antipolis (donc non pas en «milieu parapsychologique», milieu dans lequel il classait faussement les expériences relevant du Défi, mais explicitement dans le cadre de la science « officielle » qu'il prétend affectionner), cette démonstration de ses pouvoirs. Dans le cas d'une dérobade (sous des prétextes quelconques) à ce défi clair et simple ou d'une non-réponse dans un délai d'un mois, les lecteurs de Facteur X sauront clairement à quoi s'en tenir sur la validité des pouvoirs psi de M. Girard.

Professeur Henri Broch

Docteur es Sciences, Professeur de Physique et de Zététique

Université de Nice-Sophia Antipolis

 

Jouissant du droit de réponse, je priais d’insérer le texte qui suit dans la revue déjà citée.

Un Zeste d’Ethique dans la Zététique ?

 

Suite au droit de réponse d'Henri Broch (Facteur X n°24) relative à la polémique sur le Défi du Comité Zététique, Jean-Pierre Girard nous a a fait parvenir cette lettre que nous publions in extenso :

 

(...) À deux reprises, M. Henri Broch qualifie mes affirmations de mensongères. Cependant, je persiste et signe dans mes allégations. Chers lecteurs, si vous souhaitez être testé par le Comité Zététique : payez d'abord. Pour s'en convaincre, il suffit de faire le 3615 ZET. Que peut-on y lire page 6 à 11 (rubrique Défi) ? : «…les frais relatifs au déplacement et à l'hébergement des experts(sic) et de M. Théodor sont à la charge du prétendant (...) M.Théodor n'assumera aucun des frais relatifs aux déplacement et logement du prétendant ». En résumé, il est conseillé d'être nanti pour se faire tester. Le 13 mai 1994, Francis (et non Bernard comme j'ai pu le dire par erreur dans l'interview à FACTEUR X) Gengoux de Nice m'écrit pour m'informer que depuis plus d'un an qu'il souhaite être testé (dans le domaine astrologique, sur la définition de portraits) par le Comité Zététique, son souhait n'était toujours pas exaucé. Bref historique :

1. Le 18 juillet 1993, Jacques Théodor remercie M. Gengoux pour son courrier et y joint une feuille d'inscription au Défi.

2. Le 5 août 1993, Jacques Théodor accuse bonne réception du bulletin d'inscription de M.Gengoux et lui écrit :«(...) Dans le cadre de vos capacités, je vous propose l'épreuve préliminaire suivante, d'un niveau relativement facile : le profil psychologique de cinq personnes établi sous forme d'autoportrait normalisé. À la lecture des profils (...), vous nous dites à quel groupe correspond tel profil. Si à l'issue de cette épreuve préliminaire, vous nous démontrez la capacité minimale de quatre réponses sur cinq, vous aurez réussi le pré-test et vous pourrez accéder à la deuxième épreuve dont les termes sont à peine plus sévères. »

3. Le 25 octobre 1993, nouveau courrier de M.Théodor : « Vous auriez tort de distiller une inquiétude, mais vous devez comprendre que cinq portraits de personnalités réalisés correctement par des universitaires spécialisés, devraient coûter entre 2000 et 2 500 francs français. J'essaie de vous éviter cette dépense en trouvant des portraits déjà faits. »

4. Le 30 mai 1994, M. Gengoux, n'ayant toujours pas reçu de portrait, écrit de nouveau à M. Théodor: « Depuis le 5 août 1993, tout se passe comme si de rien n'était. Or, dans le cadre de mes capacités, je suis toujours candidat au Prix Défi Minitel Zet. Avez-vous trouvé des portraits ?

À la lecture du tout dernier courrier (reçu le 7 juin 1994) de M. Théodor, on peut observer que :

- la somme initialement demandée de 12.500 francs français n'est nullement contestée par M.Théodor,

- ce dernier n'a toujours pas trouvé de solution gratuite,

- il n'a pas été du tout répondu à M. Gengoux au sujet du chèque d'un million de francs,

- si des résultats probants avaient été constatés lors des tests préliminaires, M. Gengoux ne pouvait de toute façon prétendre à aucun prix.

5. Le 14 décembre 1994, Francis Gengoux m'écrit (à l’auteur) ceci : « Voici les dernières nouvelles concernant le Prix Défi Minitel Zet, institué par M. Théodor. Depuis son courrier du 7 juin 1994, c'est l'Arlésienne : pas de visite, pas de réponse à mes lettres. Quoi qu'il en soit, une question se pose : qu'attend alors M. Théodor pour me soumettre l'épreuve préliminaire ?»

 

Je dispose des originaux des courriers précités, dont les copies sont disponibles via FACTEUR X, qui m'ont été confiés par M. Gengoux. Ils peuvent être certifiés par n’importe quel huissier ou Officier Ministériel.

 

Pour ce qui concerne le coût expérimental d'environ 300 000 francs français (46.000€), qui serait à envisager pour me tester, je maintiens également mon affirmation. Cette somme est crédible et il n'y a rien là de « comique » ou de « mensonger ». C'est bien ce qu'il a été nécessaire de dépenser lors d'une série expérimentale effectuée en « double blind » (double aveugle) entre un laboratoire anglais et un laboratoire français, expérience destinée à mettre en évidence les effets psi au cœur de la matière (changements de structure d'éprouvette d'alliage astronautique à travers des tubes de verre). Si j'avais un défi à relever, c'est précisément des effets de cette nature que je souhaiterais produire car n'étant pas reproductibles par un quelconque moyen physique connu. Les résultats ne peuvent être «manipulés » ou encore « orientés » a posteriori. Toute éventuelle tentation d'introduire un zeste de mauvaise foi (surtout quand on est juge et partie !) serait ainsi écartée.

 

À quoi cela rime-t-il de porter le montant d'un défi de 500 000 francs en 1987 à un million de francs en 1992 pour en être réduit ensuite à faire payer, par la personne désireuse de relever le Défi, les frais d'huissier, les frais de portraits astrologiques ou encore les frais de déplacement et d'hébergement des expertsdu jury (y compris Jacques Théodor le « financier »I) et même le timbre, qui est à la charge de celui qui demande la procédure du test ! Il y a là une contradiction surprenante, pour ne pas dire plus, que leslecteurs de FACTEUR X, tout comme moi-même, aimeraient qu'on leur explique (...)Aucun des laboratoires dans lesquels je me suis rendu depuis fin 1975 ne m'a demandé 1 franc, et dans la majorité des cas, on me réglait mes frais de voyage et d'hébergement.

 

De mon côté, je ne sollicite pas d'honoraires pour mes expériences.Pour tout ce qui vient d'être énoncé, on comprendra aisément que c'est le cadet de mes soucis de« convaincre » ce type de comité de mes facultés psi.Je n'ai pas attendu le défi de M. Théodor pour faire valider les phénomènes que je produis depuis plus d’un quart de siècle, par des scientifiques dont le niveau n'a rien à envier à M.M. Broch ou Théodor,comme par exemple : J.J. Trillat, président del'Académie des Sciences, le Professeur Philibert,directeur de recherches au CNRS, le professeurAdriamkim, de l'Académie des Sciences de la CEI (à l'époque URSS)... Et, fort heureusement, l'histoire de la parapsychologie n'a et n'aura que peu à devoir à des comités qui ne fonctionnent qu'à coup de défis(...).

 

Par ailleurs, le comité du Défi compte parmi ses membres Gérard Majax qui affirme en paroles et par écrit, sans m'avoir jamais testé lui-même, que je ne serais qu'un brillant illusionniste. De plus, par jugement du Tribunal de Grande Instance de Pari sprésidé par Pierre Drai, ce même Gérard Majax,conjointement avec son éditeur a été condamné le 23 mai 1979 à me verser de substantiels dommages et intérêts. Henri Broch, également membre du jury, n'est pas en reste, puisque, dans deux ouvrages qu'il a écrit, il ne met pas seulement en doute mes facultés psi, mais également la probité de quelques scientifiques parmi ceux qui m'ont étudié.

 

Après cela, qui pourrait penser sérieusement que, placé devant ce défi et avec un tel jury, je puisse réellement bénéficier de l'objectivité, de l'absence de passion et de la sérénité nécessaires ?Dorénavant, les lecteurs de FACTEUR X sauront à quoi s'en tenir sur la validité du Comité Zététique(ou Zét-éthique !), tout au moins en ce qui meconcerne.

Jean-Pierre Girard

 

Ndla : On notera, que quelque temps après, le fameux défi cessa en février 2002 (sans beaucoup de publicité d’ailleurs) non sans avoir fait encore quelques derniers « tours de piste » télévisuels, le chèque ostensiblement montré et agrandi façon « gagnant du Loto ». La cause « officielle » de cet abandon du défi serait liée à la « lassitude » du comité d’avoir observé de nombreux prétendants psi, n’ayant jamais pu démontrer le moindre effet paranormal. Peut être suis-je aussi un peu à l’origine de l’arrêt définitif de ce défi ? Mon droit de réponse pourrait-t-il le laisser à penser ?

 

Ce document est issu du site Zététique - Science & Parasychologie

http://zetetique.canalblog.com/tag/Prix-D%C3%A9fi

 

Je vous propose une critique non passionnelle, frappée au coin du bon sens scientifique, sur un défi - à la limite de l'honnêteté -, qui a sévi depuis plus de deux décénnies. Cette critique est d'autant plus pertinente, qu'elle est diffusée par un zététicien. Je ne peux que rendre hommage à ce dernier qui est - ici-, véritablement dans le rôle de celui qui devrait échoir à toute personne se réclamant de la zététique.

 

« Zététique » vient de l’adjectif grec ζητητικός, zētētikós « qui aime chercher », « qui recherche », lequel est issu du verbe ζητέω, « chercher ». La zététique est présentée comme l'étude rationnelle des phénomènes présentés comme paranormaux, des pseudosciences et des thérapies étranges. La zététique est destinée aux théories scientifiquement réfutables, c'est-à-dire respectant le critère de discrimination de Popper

 

 

Analyse critique du prix Théodor - Majax - Broch :

 

 

 

Le Prix-Défi Broch-Majax-Theodor a été lancé en 1987 par Henri Broch, biophysicien, Gérard Faier, dit « Majax », illusionniste, et l’immunologue belge Jacques Theodor, à toute personne qui pourrait présenter un phénomène paranormal. Clos en février 2002, ce prix, connu également sous le nom de Défi zététique international n’a jamais été remporté par qui que ce soit. De 500.000 Fr au départ, le prix a été porté à 200.000 €, sous forme d’un chèque de Jacques Theodor qui serait remis immédiatement en cas de démonstration extraordinaire. Aucun des 264 candidats n’a réussi à décrocher le gain, mais il semble que la grande majorité des candidatures n’ont pas conduites à un test. Si on ne compte que les exemples de tests diffusés sur Internet, on ne dénombre en tout que 20 candidatures réellement testées (ou pré-testées) en l’espace de 15 ans. Certaines propositions jugées « excessivement fantaisistes » étaient simplement « gérées » (cf. ici). Il y aurait eu également de nombreux abandons et reculades, dont le détail n’est pas fait (cf. ici). Le nombre de candidatures est grossi par la prise en compte de simples courriers ne présentant aucune revendication précise, et conduisant donc à des abandons prématurés (par exemple, les « candidats » n°231, 234, 245, 248, 250, 254, etc.).

Le « prix sceptique » est aujourd’hui un argument utilisé par la communauté sceptique lors des discussions sur le paranormal et plus particulièrement sur la parapsychologie. L’exemple courant pourrait être résumé comme suit : 

Question : « Que pensez-vous des recherches des parapsychologues utilisant le Ganzfeld et qui semblent démontrer des capacités psi chez l’humain ? » 

Réponse : « Le prix sceptique français a testé les prétentions extraordinaires de nombreuses personnes, dont sûrement des prétentions de clairvoyance et de télépathie, et pourtant personne n’a jamais remporté ce prix. Nous sommes bien obligés de penser que ces phénomènes n’ont pas été mis en évidence lors de tests vraiment scientifiques alors même que se présentait l’occasion rêvée d’en faire la démonstration, un prix de 200 000€ était offert ! » 

Et il est vrai que cet argument est de poids : qui manquerait l’occasion de s’octroyer la somme de 200 000€ ?

Analyse de quelques expériences

 

Observer scientifiquement un ou des phénomènes dits paranormaux est présenté comme le motif – évidemment louable – à l’origine de la démarche des créateurs du Prix-Défi. Mais comme nous allons le voir, ce prix comporte des failles dans la manière dont il a été organisé, ce qui fait qu’il ne peut prétendre à être un argument scientifique. Nous allons présenter ces failles. Pour commencer, examinons quelques unes des expériences présentées de façon extrêmement succincte sur le site Internet du Laboratoire de Zététique. 

Plusieurs candidats se prêtent à des tests faisant intervenir les statistiques. On constate alors que : a) le nombre d’essais est généralement insuffisant ; b) les résultats ne sont pas communiqués, sinon par l’expression « échec complet », si catégorique et incompatible avec l’outil statistique ; c) les seuils de signification ne correspondent pas aux seuils standards en science.

·       ·N°242 : Voyance par écriture automatique et horoscope. Test le 13 juin 2001. Pas de détail sur le protocole et la procédure d’évaluation. Il faut se reporter à l’ouvrage de Broch, Gourous, sorciers, savants (2006, p.46-48). Un certain nombre (non indiqué) de dossiers avaient été constitués en vue du test. Chacun contenait une grande photo et une date de naissance à partir desquelles la candidate pouvait décider de travailler. Chaque dossier comportait également des données sur le passé et le présent de la personne, disposées en vingt listes portant chacune sur un paramètre de cette personne : état civil (par exemple : célibataire, mariée, veuf, divorcé, sans enfant, un enfant, deux enfants…), événements marquants, phobies, etc. Pour chacune de ces listes, quelle qu’en soit la longueur, une seule réponse correspondait au cas de la personne. On considérait comme un succès si la candidate devinait la seule réponse juste pour chaque liste, alors que la variation du nombre de choix possibles occasionnait une variation des probabilités associées. Les expérimentateurs fixèrent le seuil de succès global à un score supérieur ou égal à 12 réponses justes sur les 20 questions. La description incomplète du protocole rend impossible de juger de la pertinence de ce seuil. Ce n’est pas du tout pareil si la candidate avait, pour chaque question, le choix entre 2 ou 8 items. Broch donne un seul résultat ponctuel (échec à 3/20) et affirme que toute l’expérience est un échec complet. 

·       N°106 : Test par une délégation des Sceptiques du Québec, le 23 mars 1991, de la clairvoyance de la couleur (rouge ou noire) de cartes. Seuil de signification fixé, d’un commun accord, à 77 cartes correctement devinées alors que la candidate en perçoit 55 sur 104. Pas d’explication concernant le faible nombre d’essais, et la fixation d’un seuil de signification aussi élevé. Le test aurait pu être considéré comme réussi avec 63 cartes perçues correctement sur 104 (soit 14 réponses positives en moins que le seuil fixé par les sceptiques), même si le nombre d’essais peut être considéré comme insuffisant, et les conditions du protocole trop floues. Le seuil de 77 cartes implique une probabilité de 1 chance sur 1 million, ce qui n’est pas conforme aux seuils standards dans les sciences s’appuyant sur les statistiques. 

·       N°62 : Test médiatique le 14 janvier 1990 de télépathie et clairvoyance sur cartes. Les contrôles sont assez bien décrits, mais le nombre d’essais est dramatiquement faible : 20 essais pour la télépathie ; 10 pour la clairvoyance. Aucun détail sur les résultats. 

De nombreux exemples présentent des expériences sans description complète du protocole, de la méthodologie, des procédures de jugement et d’évaluation des résultats. Seules des photos apportent quelques indices qu’il nous faut deviner, comme par exemple l’absence de double aveugle.

On peut aussi se questionner sur la logique des tests du prix Défi. C’est le sujet qui doit proposer un protocole pour tester la capacité qu’il revendique, en indiquant ce qu’il considère comme résultats positifs et négatifs. Le scientifique intervient en second volet pour ajuster le protocole et les contrôles, de manière à ce que tout le monde tombe d’accord. Toutes les revendications sont-elles scientifiquement testables ? Ce n’est pas sans poser question. Prenons l’exemple du candidat n°97, qui prétend détruire une voiture par psychokinèse à 4000 km de distance. Aucun jugement a priori n’est établi sur la possibilité d’une telle action, ce qui est tout à fait honorable, malgré l’apparence assez délirante de la revendication. Le test proposé le 7 décembre 1991 consiste à déplacer par psychokinèse un lingot d’or de 1kg situé à Bruxelles, pendant que le sujet est en Bretagne. Le test est très simpliste, et correspond effectivement à l’idée contenue dans la revendication, mais pas à ce que les parapsychologues appellent la psychokinèse. Ni dans les cas spontanés recensés, ni dans les expérimentations en laboratoire, un phénomène de psychokinèse aussi fort et à une telle distance n’a été allégué. Il y a en effet un écart, dont la candidature n°97 n’est qu’un exemple, entre les objets de la recherche parapsychologique et les revendications pour le moins originales testées par le défi. Et pourtant, le défi fait passer le message qu’il s’agirait du même « paranormal », de la même « psychokinèse », qui échoue à se concrétiser.

Après une revue des principaux tests réalisés dans le cadre du Prix Défi, on reste sur notre faim pour savoir s’il s’agissait vraiment d’expériences répondant à la méthodologie scientifique, et laissant vraiment une possibilité pour qu’un phénomène paranormal se produise. Il ne s’agit pas de dire que ces tests sont inintéressants. Broch expose d’ailleurs dans ses livres l’effet qu’il rebaptise « myokinèse » et qui explique de façon physique les revendications des candidats 252 et 255. Certains testent sont réalisés dans des conditions de contrôle tout à fait valables, avec une cage de Faraday pour empêcher certaines communications entre les sujets (candidat n°62), ou des mesures adaptées, comme la perte de poids d’un citron « momifié » suite à une imposition des mains (candidat n°87). Mais la grande majorité des tests présentés comme scientifiques ne décrivent pas ces garanties. Or, la première des prétentions de ce défi était d’offrir enfin des conditions rigoureuses de test des revendications paranormales. Cet « appel à preuve » a peut-être mené à des tests rigoureux, mais pas à des tests scientifiques car les preuves obtenues ne l’ont pas été de façon à pouvoir convaincre l’ensemble de la communauté scientifique. En plus des failles méthodologiques, le défi regorge d’autres problèmes dans son organisation. On constate que la manière dont a été organisé le prix sceptique comporte des failles d'un point de vue scientifique : 

Ainsi peut-on lire ici : « Le prix a été conçu sur le principe de raisonnement qui considère que c'est à la personne qui affirme détenir un pouvoir quelconque d'en faire la preuve, et non pas aux scientifiques de démontrer le contraire. C'est en effet une des bases de la méthode scientifique (et de la logique) que ce soit à celui qui prétend détenir des faits ou des théories nouvelles de les démontrer. » Ce syllogisme opère un glissement de sens entre une revendication scientifique et une revendication d’un pouvoir paranormal. De cette manière, le zététicien pourra exiger d’une personne sans formation scientifique mais revendiquant un pouvoir paranormal de réaliser des « auto-contrôles », des prétests et des tests dont elle aura élaborée les protocoles en précisant l’hypothèse testée et la méthode d’analyse des résultats. Il peut s’agir là d’un obstacle pour de nombreux candidats potentiels. Or, les candidats sans formation scientifique semblent constituer la majorité des prétendants au défi, pour des raisons qui tiennent peut-être de la psychologie et de la sociologie. Réciproquement, un scientifique ayant effectué des recherches sur les phénomènes paranormaux n’est pas ciblé par ce Défi car il ne revendique pas de pouvoir paranormal pour lui-même. D’une manière générale, les revendications scientifiques des parapsychologues n’aboutissent pas à des candidatures au Prix-Défi car elles suivent une procédure plus classique, de cumul de données obtenues dans des conditions contrôlées, avec publication dans une revue à comité de lecture et réplication par des laboratoires indépendants.

 

Certaines controverses entraînées par le Prix-Défi ont permis de pointer des problèmes dans la formulation de « l’appel à preuve ». Alors que le créancier propose un prix s’élevant à 200.000 €, cet argent n’est pas utilisé pour financer la reproduction d’expérimentations ayant déjà fait leurs preuves en parapsychologie. Il est aussi précisé (ici) que tous les frais sont à la charge du candidat, des déplacements et hébergements du jury jusqu’au timbre poste pour la correspondance. On peut imaginer plusieurs raisons valables pour justifier cette non-participation aux frais de la part du créancier. Sauf que c’est aussi un facteur non négligeable dans la procédure de candidature, une véritable « porte de sortie » pour conduire une candidature dans une impasse.

Nous pouvons prendre l’exemple du parcours d’un candidat qui pense dévoiler les personnalités au moyen de l’astrologie. Même si cette pratique reste assez éloignée des préoccupations des parapsychologues, ce qui nous intéresse ici est un cas concret de candidature n’ayant pas pu aboutir pour des raisons extra-scientifiques. Jacques Theodor a accusé bonne réception du bulletin d’inscription de M. Francis Gengoux en août 1993 et lui a proposé un pré-test, celui-ci nécessitant les profils psychologiques de cinq personnes établis sous forme d’autoportrait normalisé, qui devaient être comparés avec les prédictions de l’astrologue. En octobre 1993, le test n’a toujours pas eu lieu. M. Theodor écrit à M. Gengoux que les portraits devraient coûter 2 500 Fr chacun, soit une dépense totale de 12 500 Fr (environ 1900 €) qu’il cherche à épargner au candidat. En mai 1994, M. Gengoux est obligé de relancer M. Theodor qui n’a toujours pas trouvé de profils ni aucune autre solution. Au final, l’épreuve préliminaire n’a jamais eu lieu, et même si M. Gengoux avait pu assumer les frais de cette démonstration, il aurait dû encore sortir 12 500 Fr pour pouvoir prétendre au véritable test.

D’habitude, ce sont les sujets qui sont indemnisés pour leur participation à une expérience scientifique. Les dispositions du Prix-Défi vont à contresens de ce principe. Le jury est toujours gagnant car les candidats déclarent que Broch, Majax, Theodor et le Laboratoire de Zététique pourront utiliser à leur guise tous les documents de l’épreuve, ce qu’ils n’ont pas manqué de faire dans leurs ouvrages à grand tirage. Il était même prévu une exploitation commerciale de la candidature remportant le prix. Ainsi, voici la réponse de Jacques Theodor à la question : « N’avez-vous pas peur de perdre vos 200 000 € ? » : « Mais pas du tout, c’est au contraire… le meilleur des placements ! Imaginez un peu le succès mondial de librairie de l’ouvrage que j’écrirais alors et qui présenterait LE médium et ses fabuleux pouvoirs… » (cité par Broch, H. (2008). « La force d’une croyance peut être immense ». Sciences et Pseudo-Sciences, n°282, juillet, p.35).

Après notre analyse de quelques candidatures et des principes gouvernant le test, nous pouvons établir un tableau qui différencient une expérience zététique d’une expérience scientifique, ce qui permet de relativiser la valeur du Prix-Défi en tant qu’argument scientifique dans le domaine du paranormal.

Conclusion

Même si nous restons des supporters de la démarche d’examen critique des phénomènes paranormaux, et que nous trouvons nécessaire qu’un laboratoire français implanté dans une université puisse aborder scientifiquement l’étude de ces phénomènes, nous trouvons l’emploi de « prix » ou de « défis » inadapté à plusieurs niveaux. Si de l’argent est disponible pour ces recherches, il ne doit pas être utilisé pour impressionner les imaginations sur fond de rhétorique militante. Il doit être investi pour une reproduction des nombreux protocoles en parapsychologie ayant donné des résultats et que des chercheurs, à l’étranger, tentent de vérifier. De tels « appels à preuve » réalisés à grand renfort de médiatisation nuisent totalement à l’étude scientifique de ce domaine, car elles trompent le public et la communauté scientifique sur la réalité de l’avancement des recherches. Enfin, pour le Prix-Défi Broch-Majax-Theodor en particulier, plusieurs failles dans l’organisation du prix et dans ses productions (pour celles qui sont visibles) montrent que cette démarche ne correspond pas aux canons scientifiques, et ne peut donc pas se faire passer pour un examen rigoureux des phénomènes dits paranormaux.

Par soucis de transparence, nous avons proposé à Henri Broch, par mail, avant la publication de ce texte, de nous indiquer d'éventuelles précisions, voire même corrections. Il ne nous a pas répondu.

http://zetetique.canalblog.com/tag/Prix-D%C3%A9fi

Même si nous restons des supporters de la démarche d’examen critique des phénomènes paranormaux, et que nous trouvons nécessaire qu’un laboratoire français implanté dans une université puisse aborder scientifiquement l’étude de ces phénomènes, nous trouvons l’emploi de « prix » ou de « défis » inadapté à plusieurs niveaux. Si de l’argent est disponible pour ces recherches, il ne doit pas être utilisé pour impressionner les imaginations sur fond de rhétorique militante. Il doit être investi pour une reproduction des nombreux protocoles en parapsychologie ayant donné des résultats et que des chercheurs, à l’étranger, tentent de vérifier. De tels « appels à preuve » réalisés à grand renfort de médiatisation nuisent totalement à l’étude scientifique de ce domaine, car elles trompent le public et la communauté scientifique sur la réalité de l’avancement des recherches. Enfin, pour le Prix-Défi Broch-Majax-Theodor en particulier, plusieurs failles dans l’organisation du prix et dans ses productions (pour celles qui sont visibles) montrent que cette démarche ne correspond pas aux canons scientifiques, et ne peut donc pas se faire passer pour un examen rigoureux des phénomènes dits paranormaux.

Par soucis de transparence, nous avons proposé à Henri Broch, par mail, avant la publication de ce texte, de nous indiquer d'éventuelles précisions, voire même corrections. Il ne nous a pas répondu.

 

 

Phénomènes de psychokinèse sur ressorts A.M.F.

en présence de 3 experts illusionnistes, 1 journaliste, 1 photographe et un public restreint

Expérience commanditée par le CIEPP (Comité Illusionniste d'Expertise des Phénomènes Paranormaux)

 

Extraits de l’expertise effectuée par le CIEPP le 27 mai 1994

F. Ranky, président du CIEPP, expert magicien spécialiste des phénomènes paranormaux truqués.

C. Stavisky, illusionniste, membre du CIEPP

Geraldy, illusionniste, membre du comité.

M. Pique, photographe

N. Maillard, journaliste

Public restreint.

Préliminaire  : Nous avions appris que Jean-Pierre Girard avait effectué en divers laboratoires des expériences de psychokinèse sur des matériaux dits à « mémoire de forme » : A.M.F. Nous avions d’ailleurs visionné une de ses expériences PK sur du Nitinol® qu’il avait effectué dans le cadre de l’université d’Utrecht sous la direction du professeur L. Gerding et ses collègues. Expériences filmées et produites par la société hollandaise Veronica dans le cadre de la série « Parallax » en février 1988.

Pour les illusionnistes : un test sans appel !

A cette occasion Girard aurait modifié la mémoire de forme d'un alliage appelé Nitinol™ (en France : Memometal™). Nous nous sommes documentés plus avant sur ce matériau et avons pris contact avec l'un des deux laboratoires dans le monde qui fabriquent sur commande ce type d'alliage, l'un en France et le second aux Etats-Unis. Ce qui nous a d'abord séduits, nous Comité d'expertise, dans ce type de produit, c'est l'impossibilité pour le sujet d'immiscer des gestes « frauduleux ». En effet, à température ambiante, cet alliage se déforme aisément et ce sans déployer un très grand effort. On peut ainsi lui donner les formes que l'on souhaite mais, et ceci est fondamental, il revient toujours à sa forme initiale s'il est soumis à une température élevée, soit à la flamme, soit à l'eau quasi bouillante. En fait, il revient à la forme initiale qu’on lui a donné en laboratoire (ici une centaine de degrés). Les propriétés très particulières de ce métal nous ont incités à proposer à Girard une expérience parfaitement rigoureuse et contrôlée par notre Comité. De plus, il est à noter que nous avons choisi la forme ressort, parmi d'autres formes, ce qui ajoute à la « netteté » expérimentale.

Un lot unique de ressorts AMF pour l’expérience

Il a été convenu avec le laboratoire spécialisé, la fabrication d'un lot unique référencé 343/157, de cinq ressorts en alliage à mémoire de forme dont les spécificités ont été parfaitement définies : dosage spécial nickel/titane. Diamètre du fil 1,3 millimètre. Diamètre intérieur du ressort 10 millimètres. Longueur 10 centimètres, spires jointives. Reprise de forme (mémoire initiale lente à partir de 70 °C, normale à plus de 85 °C. Déformable à température ambiante). Ces caractéristiques sont reprises à partir du bordereau d'expédition joint à la facture. Réf. : 94 0678 BP, lot 343/157 du 25 mai 1994. La facture adressée au comité s'élevait à 2 372,00 francs TTC. Girard, bien que n'ayant aucune connaissance du type d'expérimentation qu'on lui proposait, a accepté bien volontiers. L'expérience a pu se dérouler le 27 mai 1994 de 13 h 40 à 14 h 45.

Compte rendu

Protocole : A proximité de la table d'expériences, seuls étaient présents Girard et Ranky. Claude Stavisky, à quelques mètres de là, observait en permanence. Géraldy, assis face à nous au premier rang des spectateurs, pouvait observer globalement ou en détail. Ranky dispose tout le matériel expérimental sur la table : - un camping gaz à un feu ; - deux récipients transparents ; - quatre sachets plastique transparents contenant chacun un ressort d'alliage dit « à mémoire de forme », tous issus d'un même lot : 343/157 ; Girard se tient debout à gauche de Ranky, en chemise, les manches nettement relevées. Déroulement de l'expérience : Ranky explique à Girard et au public le but de l'expérience. Girard semble très surpris, voire décontenancé par cette proposition d'expérimentation qu'il découvre en même temps que le public, peut-être s’attendait-il a ce qu’on lui propose de déplacer des objets à distance ou encore plier des barreaux métalliques. Ranky extrait les ressorts des sachets et les repose sur l'extérieur desdits sachets. - un ressort ne sera pas utilisé et sera considéré comme témoin ; - un ressort est montré par Ranky au public et à Girard. Ce ressort présente, à une de ses extrémités, une déformation de plusieurs spires. Ranky explique qu'il a volontairement modifié la mémoire initiale de ce matériau avec une lampe à souder, afin de vérifier la validité des caractéristiques et spécifications communiquées par le laboratoire ; - deux ressorts disponibles pour l'expérimentation avec Girard.

Les experts magiciens, Géraldy et Ranky examinent le

ressort en AMF, qui a subi l'effet Psi de Girard

 

Après avoir rempli d'eau les deux récipients, Ranky dépose l'un d'eux sur le camping-gaz où l'eau est amenée à température voisine de l'ébullition. L'eau contenue dans l'autre récipient reste froide. Ranky prend alors le ressort ayant déjà eu son extrémité modifiée comme indiqué plus haut, et le tire jusqu'à tripler sa longueur, le déforme sans tous les sens sans aucune «précaution », le plie. En fait, Ranky veut démontrer sans équivoque que l'on peut facilement déformer ce matériau et lui imprimer toutes les formes que l'on souhaite. Ranky montre bien que le ressort reste dans les formes qu'on lui a imposées. Dès que Ranky plonge ledit ressort dans l'eau frémissante il reprend complètement sa forme du départ. Bien évidemment, l'extrémité dont la mémoire avait été modifiée à la lampe à souder reste déformée. Ensuite, et c'est une opération indispensable, le ressort est plongé dans l'eau froide. Cette expérience peut ainsi être reproduite indéfiniment, le ressort reprend toujours sa forme de mémoire d'origine. Ranky prend alors l'un des ressorts destinés à l'expérience et refait pour contrôle les mêmes opérations que ci-dessus, pour, là aussi, bien démontrer les caractéristiques du ressort qui va être confié à Girard.

 

Tout l'intérêt des expériences sur des alliages à mémoire de forme par le sujet,

est que la moindre manoeuvre frauduleuse - torsion ou pliages manuels subreptices-,

sont sans effet dès que l'on "replonge" l'AMF" dans sa tempéraure de forme,

il reviendra à sa forme de départ, sauf ... si il s'agit d'un authentique phénomène Psi !!!

... que dire alors, lorsqu'une expérience se déroule sous tube de verre ...

 

Suite de l'expertise du CIEPP : Girard prend le ressort que lui tend Ranky. Girard étire le ressort et, ce qui nous surprend, le manipule peu par rapport à la démonstration que nous avons effectuée. Girard tient dans sa main droite légèrement fermée, le ressort dont on voit en permanence les extrémités dépasser de chaque côté. Ranky procède à une première immersion dans l'eau chaude afin de vérifier si un « effet » a été produit par Girard. Rien de visible n'est constatable : le ressort soumis à l'eau bouillante revient strictement à sa forme initiale lorsqu'il a été remis à Girard. Après immersion dans l'eau froide, Ranky tend de nouveau le ressort à Girard. Après une dizaine de minutes, Girard nous signale avoir « senti » quelque chose et pense qu'il a produit un « effet » sur le ressort. Ranky reprend le ressort pour vérification et le plonge dans l'eau chaude, et là, force est de constater qu'il y a bien modification significative de la forme initiale du ressort : les spires ont augmenté de diamètre et un léger angle de flexion est visible. Ranky opère les manipulations déjà décrites plus haut et remet le même ressort à Girard. Après un temps plus court, Girard redonne le ressort à Ranky.

Et, stupeur des experts : le ressort reste plié !

Là, il est constaté après immersion dans l'eau chaude une déformation nettement plus importante : angle de flexion très prononcé et spires très déformées. Les photos jointes au compte rendu du laboratoire montrent les modifications produites par Girard. Ranky remet le ressort en question dans son sachet plastique et présente à Girard le deuxième ressort après avoir effectué sur celui-ci les opérations de contrôles déjà décrites. Après une quinzaine de minutes, Girard remet le ressort à Ranky qui constate après l'avoir plongé dans l'eau chaude une déformation visible très significative. Après remise des ressorts dans les sachets par Ranky, la fin de l'expérimentation est décidée. Ranky conclut en précisant que ces ressorts vont être immédiatement envoyés au laboratoire métallurgique spécialisé afin de confirmer ou d'infirmer s'il y a bien eu modification de la mémoire de forme initiale faite par ledit laboratoire sur cet alliage. Ce qui importe, dans ce type d'expérience, pour les trois membres du Comité d'expertise qui ont contrôlé Girard, c'est sa « netteté ». En effet nous savions que Girard ne pouvait disposer sur lui d'une source de chaleur suffisante (supérieure à 80 °C) et plus précisément dans sa main ! De plus, ses mains ont pu être constamment observées étant toujours bien en vue des observateurs : public, journaliste, comité.

Conclusion : La conclusion du Comité illusionniste des phénomènes paranormaux est sans ambiguïté. La nature des « phénomènes » produits par Jean-Pierre Girard dans le cadre du protocole que nous avons mis en œuvre ne permet pas l'introduction des techniques illusionnistes connues et nous terminerons par cette phrase que nous avions publiée dans la revue scientifique La Recherche (n° 86, vol. 9, 188) : "La poursuite de ce type d'expérience, avec un protocole identique peut être menée désormais sans la présence d'illusionnistes qui sont incapable d'apprécier les effets produits au coeur de la matière".

F.Ranky, Président du CIEPP

Pièces du dossier d’expertise :

Compte rendu du laboratoire M……L

Référence 940730 BP 02 juin 1994

Monsieur,

Nous avons expertisé, après votre expérience, deux ressorts en nickel-titane que nous vous avions fournis, issus du lot 343 et spécialement fabriqués à votre demande. Après chauffage à l’air chaud à > 100°C, il est apparu qu’il reste une déformation sur trois spires et ce, vers le milieu des deux ressorts. Au niveau de ladite déformation, le Ø extérieur du ressort est de 14,2 mm à 15,7 mm (il n’est plus titalement circulaire), au lieu de 12,6 à 12,7 mm sur la partie non déformée. Les spires sont également plus espacées (espace d’environ 2 mm, au lieu de 0,5 mm dans la partie non déformée). Un examen complémentaire par mesure DSC (Differential Scanning Calorimetry) a été réalisé sur un des deux ressorts, dans la partie déformée et dans la partie non déformée. Les courbes sont jointes : les températures du changement de forme ne sont pas affectées par la déformation.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations les meilleures.

Commentaires de l’auteur : D’autres expériences sur des A.M.F. ont donné des résultats similaires. On est bien loin de l’explication donnée par le physicicien « zététicien » qui prétend que le secret des prétendus sujets Psi est l’utilisation d’un simple fil de Nitinol™ d’un Ø 2 mm qu’ils mettent à chauffer sous une ampoule électrique ! Les scientifiques et ou les illusionnistes sont beaucoup plus exigeants et rationnels dans leur démarche d’expérimentateurs. Ils ne se contentent pas d’élucubrations critiques abstraites. Seuls les faits concrets les autorisent à exprimer une opinion crédible.

Notes :

L'effet PK obtenu est comparable à celui qui aurait été obtenu “ classiquement ” si l’on avait chauffé le barreau à 700°C à l’aide d’un chalumeau, pendant plusieurs minutes, sauf qu’ici nous n’avions pas de modifications des états de surface ! Rappelons que lesdits barreaux étaient enfermés dans des éprouvettes de verre.

Le terme de transformation martensitique décrit la transformation de l’austénite desaciers (alliage fer-carbone) en martensite lors d’une trempe. Par extension, ce terme a été généralisépour un grand nombre d’alliages dont les transformations de phase possèdent certainescaractéristiques typiques de la transformation des aciers.Guenin (1986) en donne la définition suivante : « C’est une transformation structurale displacive dupremier ordre présentant une déformation du réseau cristallographique homogène, principalementconstituée par un cisaillement ».Etat austénitique : état structural haute température appelé austénite. L'austénite (de Austen, métallurgiste anglais) Constituant de l'acier n'existant de manière stable qu'à haute température. Ce constituant ne peut être obtenu à température normale que par une trempe très rapide après avoir été amené à la température d'austénisation. L'austénite est composée de fer cristallisé sous la forme cubique à faces centrées. Cette cristallisation donne un matériau plus dense et plus dur que la ferrite. teurs totalisent à eux seuls plusieurs centaines d’observations de PK…

D’autres laboratoires ont mis également en évidence la biopsychokinèse sur des cultures de tissus in vitro infestées de virus Coksackie A.13.

C.I.E.P.P. : Comité International d’Etude des Phénomènes Paranormaux.

Malgré cette apparente stabilité de la mémoire de forme, le ressort AMF ayant subit l’effet PK ne peut reprendre sa forme initiale contrairement aux lots témoins, ce qui est totalement… « anormal » !

Et la Zététique dans tout çà ?

Oui, oui... il y a des Zététiciens sympas ... évitant toute attaque ad nominen. On ne peut pas en dire autant d'autres zététiciens situés plus au Sud !

Lors d'une conférence récente à Valence j'ai eu l'agréable (sic) surprise d'avoir des spectateurs inhabituels : une "délégation" de l'O.Z. (l'Observatoire Zététique, a ne pas confondre avec le Laboratoire de Zététique de Nice - Sofia-Antipolis) avec à sa tête son président Nicolas Vivant. Ma conférence se déroula dans un climat de la plus parfaite courtoisie, voire de sympathie. Les quelques questions posées furent pertinentes et sans agressivité. Comme je l'ai écrit dans mon "Encyclopédie du paranormal" l'O.Z. étudie le paranormal sans a priori et surtout sans attaques ad nominem. La parapsychologie manque de critiques de cette qualité Quelques photos prisent à la sortie de la conférence vous montrent l'ambiance détendue qui régnait . Faites une visite sur leur site : www.observatoire-zetetique.org/

Je (à droite) feins la colère devant Nicolas Vivant (au centre) et Richard Monvoisin ...

... qui à leur tour font le simulacre de m'agresser avec mon autobiographie !

 Clin d’œil au Psi !

 

Phénomènes paranormaux, tours de magie

ou nos perceptions prises en défaut ? 

 

Il nous a paru utile et surtout distrayant de vous affranchir de quelques tours ou trucs utilisés par les illusionnistes pour “ singer ” les phénomènes paranormaux qu’ils présentent sur scène ou en petit comité. Ces effets « pseudo Psi » nous ont été communiqués par le CIEPP ; comité d’experts illusionnistes commis régulièrement pour le contrôle en laboratoire des expériences parapsychologiques.

 

Ceci peut vous aider à discerner le vrai du faux, tout au moins pour les quelques pseudo-phénomènes que je vais décrire. Nous avons choisi des effets, pour certains spectaculaires, qui peuvent créer une confusion au niveau du public quant à leur nature paranormale ou illusionniste ; mais qui, répétons-le, ne résistent pas une seconde à un examen de laboratoire ou à une démonstration devant un illusionniste même amateur ! La connaissance des illusions que nous avons sélectionnées à votre attention, vous le verrez, peut pour un public non averti être interprété comme un événement paranormal ou dans certains cas “ surhumain ”. Si l’envie (bien légitime) vous prenait de montrer à des familiers ou à un public, ce genre de démonstration, il va de soi que vous devrez informer, après avoir émerveillé vos spectateurs, qu’il n’y a rien de parapsychologique dans ce que vous venez de leur montrer. Cet apprentissage de quelques “ trucs ” utilisés par les magiciens ne peut que renforcer votre crédibilité de « défenseur » - si c’est le cas - de la parapsychologie en montrant par là que vous avez les moyens de discerner le vrai du faux lorsque vous observez des phénomènes paranormaux. Mais n’abusez pas de ce “ flirt ” avec les effets “ magiques ” car cela pourrait créer une confusion négative dans l’esprit des personnes qui vous regardent (j’en sais quelque chose !). Et dernier point : évitez de divulguer à la cantonade tous les tours que vous avez appris.

Je vous propose donc un “ clin d’œil ” parapsychologique : celui d’être perçu comme brillant sujet psi l’espace d’une soirée devant vos amis. Je tiens les quelques “ trucs ” que je vais vous proposer, de magiciens “ contrôleurs ” ...de mes phénomènes psi en laboratoire. Souvent les sessions expérimentales se terminaient par un dîner avec l’ensemble des participants. Les scientifiques, et moi-même, étions très attentifs et amusés des démonstrations de magie auxquels se livraient volontiers les illusionnistes pendant les repas. Nous devons à l’expert Magicien Ranky, les illusions du « verre chanteur » et de la « torsion de métal ».

 

Le verre chanteur

 

Effet : Vous faites cliqueter les dents d’une fourchette avec le pouce et les ongles des doigts. Puis avec l’autre main que vous étendez vers un verre qui émet alors un son long et mélodieux.

Comment procéder : Faites vibrer les dents de la fourchette assez fort pour obtenir du métal une note faible en réponse. Simultanément, tendez la main libre vers le verre et dès qu’elle s’en approche ; appuyez (discrètement) le manche de la fourchette contre la table (voir dessin). Vous prétendez pouvoir tirer du verre, à l’aide du bout de vos doigts, un son fort mélodieux. Certes, il faudra vous entraîner un peu avant de présenter cet effet acoustique surprenant. Bien fait, les gens croiront dur comme fer que le son émanait bien du verre. Vous aurez compris qu’il vous faudra créer un détournement d’attention lorsque vous générerez le son à partir de la fourchette.

 

 

Et si vous tordiez du métal ?

 

Effet : A vue, devant vos amis – qui n’en reviendront pas – vous tordez une fourchette, à la façon d’Uri Geller ou de… moi-même! Tenant fermement d’une main ladite fourchette. Vous allez, avec l’autre main qui sera distante d’une quinzaine de centimètres au dessus, se faire courber la fourchette grâce à votre “ fluide ” magnétique. L’effet obtenu est saisissant ! La fourchette peut être examinée avant et après la démonstration de vos “ pouvoirs ”.

Le secret : Ce merveilleux tour, nécessite une préparation. Utiliser du fil nylon résistant comme celui utilisé pour la pêche au brochet. Ce fil, passe dans les manches de votre veste et pend appui sur votre dos. A chaque extrémité du fil sortant des manches, réaliser une boucle dans lequel on enfile le majeur de chaque main. A ce stade, il faudra détourner l’attention de vos spectateurs d’un soir pour réussir à faire passer – à leur insu - les deux dents médianes de la fourchette dans la boucle que l’on a ôtée de la main gauche.

Lorsque les deux dents de la fourchette sont enfilées dans la boucle, le pliage peut commencer. Sur la photo, nous avons volontairement noirci et “ grossi ” le fil nylon pour bien visualiser notre propos. Il suffit d’avancer la main libre, qui tient l’autre extrémité du fil et d’exercer une tension assez forte pour que l’autre extrémité agisse sur les dents “ prisonnières ” de la boucle. Lorsque la main “ magnétique ” s’est suffisamment déplacée, la boucle se libéré des dents (et rentre dans votre manche) tellement le pliage est important. Vous laissez alors tomber la fourchette sur la table où elle peut être examinée à loisir. Regardez les photos de Ranky qui complètent notre explication. Conseils : bien évidemment, avant de présenter cette pseudo-pk vous aurez coupé à la bonne longueur le fil de nylon et fait quelques essais préalables. Présentez de préférence, ce tour face à votre auditoire avec un éclairage moyen. A défaut votre « truc » serait décelé immédiatement.

 

 

 

 

 

 

 

 

Un esprit farceur

 

Effet : Cette très ancienne expérience fait toujours son effet. Ce genre de tour est à réserver à quelqu’un qui est un sceptique impénitent et/ ou quelque peu moqueur. Si vous avez des invités vous leur demandez de quitter quelques instants la pièce car prétendez-vous : “ j’ai besoin de toute ma concentration pour faire cette expérience sur notre ami X , farouche sceptique ”. Vous demandez à votre “ victime ” de bien se placer face à vous. Puis vous pointez les index de vos deux mains dans sa direction à la hauteur de ses yeux. Approchez vos deux mains de sa tète et juste avant que l’extrémités de vos index entrent en contact avec ses yeux, vous lui demandez de les fermer. Les extrémités de vos index sont maintenant posées sur ses paupières et vous lui demandez si il ressent la présence d’un esprit invisible. Il n’a même pas le temps de répondre qu’il ressent une petite tape sur l’occiput. Il ouvre les yeux, après que vous ayez retiré vos index et se retourne immédiatement pour voir qui a pu ainsi le frapper. Dépité, il constate, que à part vous il n’y a personne d’autres dans la pièce !

Explication : Le “ truc ” réside simplement dans le fait qu’au moment où vous allez demander à notre homme de fermer les yeux, vous n’allez appuyer sur ses paupières (voir le dessin) qu’avec l’index et le majeur …d’une seule main ! L’autre vous permettant de réaliser la tape sur l’occiput. Immédiatement après votre farce réalisée, vous rejoignez l’autre main et mettez l’index (sans toucher la paupière) tout près du majeur qui lui est encore en place sur la paupière. Quand votre “ victime ” va ouvrir les yeux il est convaincu que ce sont toujours vos index qui étaient appliqués sur ses paupières. Là aussi exercez-vous avant d’effectuer ce petit tour. La sensation d’avoir été touché par quelqu’un d’autre que vous est parfaite !

 

 

 

 

 

Entre Physique, illusionnisme et « Paranormal » !

 

Nous allons maintenant vous proposer des illusions qui sont basées sur les lois les plus élémentaires de la physique. Une faible femme sera aussi convaincante qu’un homme athlétique dans ce type de démonstration. Les tours décrits ci-après sont publiés avec l’aimable autorisation de Jean-Pierre Hornecker éditeur

 

Comment résister facilement

à la force de plusieurs hommes ?

 

Le phénomène dit d’inertie, permet de démontrer qu’une personne même faible, possède assez de force pour résister à un nombre pratiquement illimité d’individus. Si vous suivez scrupuleusement la façon de procéder que nous vous suggérons, vous ne pouvez que réussir facilement cette démonstration, qui produit un effet surprenant.

 

Pour ce faire, vous devez vous placer face à un mur et tendrez les bras au maximum. Vous appuierez les paumes des mains bien à plat contre le mur, les doigts dirigés vers le haut. Point n’est besoin d’être le colosse de Rhodes, il vous sera seulement nécessaire de résister à la première personne qui se trouvera derrière vous, et la position que vous avez adoptée vous permettra de résister à sa poussée sans problème. Vous devez veiller à ce que la résistance que vous opposez à la poussée de la première personne, se fasse grâce à vos poignets et non par vos seules mains, car vous prendriez le risque de voir ces dernières se plier vers l’arrière et de vous fouler les poignets. Vous pourrez demander à une dizaine de personnes de s’aligner derrière vous et d’appuyer de toutes leurs forces sur les épaules du voisin de devant. Ils ne pourront pas vous “ clouer ” au mur et tous leurs efforts risquent de déséquilibrer toute la file. Vous n’aurez qu’à résister à la seule pression de la personne derrière vous, car grâce à l’inertie, chaque personne absorbe la poussée de l’autre, mais toutes ces poussées ne s’additionnent pas, parce que personne ne peut transmettre une force qui serait supérieure à la sienne

 

Vous allez en surprendre plus d’un !

 

 

Cette expérience comme la précédente est basée sur le principe de déflexion de la force. Nous appliquons ce principe quotidiennement sans vraiment en prendre conscience. Par exemple si nous essayons d’ouvrir une fenêtre à guillotine bras tendus, il y a fort à parier que nous serons impuissants ou que nous serons amenés à développer un effort considérable. Par contre si l’on se rapproche de la fenêtre et que nous la levons en exerçant une poussée verticale avec les mains, alors tout devient facile. La première tentative nécessite beaucoup d’énergie qui est en fait, dispersée dans une mauvaise direction. La seconde fois, les forces appliquées sont gérées au mieux, il devient alors aisé d’ouvrir la fenêtre.

 

À gauche de l’illustration on peut voir deux hommes qui tentent (sans succès) de faire céder la jeune femme. Ils essaient de pousser de toute leur force la queue de billard dans la direction Mais la force exercée par la femme est dirigée vers le haut en direction de B. Ceci à pour résultat de faire dévier les efforts des deux hommes, vers H. La presque totalité de leur énergie va se perdre et ne sert seulement qu’à maintenir la queue de billard au niveau de leurs épaules.

 

À droite et en bas de la figure, la main de la femme exerce une pression en A, ce qui a pour effet de dévier l’énergie de l’homme de B (force vers le sol) en direction de G. Il se retrouve ainsi dans un équilibre précaire et ce qui lui “ reste ” d’énergie lui permet de ne pas chuter. D’autres épreuves, basées sur ce principe existent et ont fait le bonheur des parieurs de tous acabits. Nous devons ces démonstrations à une jeune femme du nom de Lulu Hurst, qui se faisait appeler “ l’aimant de Géorgie ”. Elle se fit connaître à New-York à partir de 1884 en prétendant posséder un pouvoir invisible : “ Le grand inconnu ”. Cette puissance étrange investissait son corps et la dotait d’une force surhumaine. Les observateurs les plus attentifs et les plus sceptiques, restaient perplexes et incapables de donner une explication rationnelle aux “ pouvoirs ” de Lulu Hurst . Plusieurs années s’écoulèrent avant qu’elle ne quitte la scène et ce n’est que beaucoup plus tard que l’on compris comment elle opérait. Cette anecdote démontre combien il est important de bien observer, analyser, un phénomène que l’on nous présente. On doit être sans concession avec soi-même et ceci est d’autant plus vrai, si vous-même produisez des effets Psi ou en avez vu d’authentiques à plusieurs reprises. Plus on est familiarisé avec le Psi, plus on a tendance (ce qui est une attitude bien normale) à perdre son sens critique et ne plus avoir le discernement nécessaire.

 

 

Synonymes : d’illusionnistes et prestidigitateurs.

Notamment Uri Geller, Sylvio, K .Rahm, etc.

Je m’en explique largement dans deux de mes livres : « L’Effet G ou le Psi devant la Science » Robert Laffont 1981 et « Psychic » ou le pouvoir de l’esprit sur la matière. Editions Filipacchi. 1996.

Décédé en octobre 2004 à l’âge de 69 ans.

En gravant au poinçon – au tout dernier moment – des chiffres et des lettres. Ceci contre l’argument “ classique ” des illusionnistes qui prétendent que le sujet réalise un change avec un barreau qu’il a déjà sur lui et qui est déformé par avance.

Organisateur – notamment – du Festival Mondial de la Magie à L’Olympia.

Professeur au Collège de France. Chroniqueur scientifique à Europe n°1. Auteur de nombreux ouvrages sur la physique et l’astronautique.

Un mouvement d’importance non négligeable s’était constitué suite à des contacts avec des scientifiques et avec leurs confrères magiciens qui s’étaient rendus en laboratoire.

Que ce soit dans mon 1 er ouvrage paru chez Robert Laffont “ L’Effet G ou le Psi devant la Science ” 1982 ou l’avant dernier : “ Psychic ” Le pouvoir de l’esprit sur la matière. Filipacchi 1997. ou lors d’émissions de radio et/ou de télévision.

Ndla : Clin d’œil : Ne sait-on jamais si nous avions affaire à un authentique phénomène Psi !

“ La Recherche ” n°86 vol. 9 pp 187 à 194, “ Mémoires scientifiques ” n° 2. 75 ème année pp117 à 131, La revue de polytechnique “ La Jaune et la Rouge ” n°342 pp 13 à 22, Encyclopaedia Universalis. Vol. 16 pp 1055 à 1057, etc.

CIEPP : Ce comité, présidé par le Maître magicien Ranky est composé d’illusionnistes de France certes, mais aussi de tous Pays. Ranky, dans un ouvrage publié chez Dervy (1996) “ Vérité et illusions de la parapsychologie ” dresse un bilan de ses expertises et reconnaît que si il a rencontré de prétendus sujets psi qui n’étaient en réalité que des fraudeurs, il a constaté des phénomènes authentiques chez des personnes se prêtant aux exigences de ses contrôles. Pour ce qui concerne l’auteur, il a attesté de la validité de mes phénomènes dans son ouvrage et entre autres dans la revue « La Recherche » n°86 volume 9 page 188.

Film disponible en cassette VHS PAL (U.K) et NTSC (USA) par le WEB site de Reader’s Digest (3 ème cassette sur la psychokinèse)

André Sanlaville, Maître Magicien. Organisateur du Festival Mondial de la Magie à l’Olympia (Paris).

Publié in “ The Linking Ring ” magazine international de magie.

N°13, nov.1994

Ce qui signifie en clair que Mr James Randi, est à lui tout seul une encyclopédie des trucs magiques ! Quand on sait qu’il s’invente tous les jours des nouveaux tours, on peut penser que Mr Randi est quelque peu mégalomane !

Membre du CIEPP : Comité International d’Etudes des Phénomènes Paranormaux, Fondé par l’Illusionniste RANKY.

In « La Recherche » n° 83 vol. 8 pp 1002 – 1003.

In « La Recherche » n°86 vol. 9 page 187

Réalisée pour les besoins de l’encyclopédie du paranormal « Facteur X », dont Jacques Mandorla était conseiller éditorial.

Engager ses biens devant Notaire, ne donne aucune assurance d’un paiement effectif. Seule la somme déposée sur un compte bloqué à la banque, sous acte notarié, est crédible.

Personnellement je trouve cela un peu « mesquin » pour un défi de 150.000 € !

Ndla : Ce qui ne représente pas une garantie absolue, par exemple, en cas de revers de fortune !

Qu’est ce que la zététique ? Zététique adj. et n. (gr. zêtêtikos "chercheur").
1 - adj. Didac. Qui concerne la recherche, dans les domaines scientifiques et philosophiques.
2 - n. fém. La zététique : méthode de recherche fondée sur le doute et la vérification des informations.
3 - n. masc. plur. Philo. Les zététiques : les philosophes sceptiques

La Zététique se présente comme une méthode de recherche fondée sur le doute et la vérification des informations ; Emile Littré en donne une définition claire :

« méthode dont on se sert pour pénétrer la raison des choses ».
Enseignée dès l'Antiquité, elle est une attitude scientifique, fondée sur le refus de toute affirmation dogmatique, et qui emprunte aux Anciens Grecs leur posture « sceptique » : dans la ligne droite du mot skepticos (« qui considère », « qui examine ») la Zététique préfère suspendre son jugement à l’endroit où la connaissance fait défaut et se donner les moyens d’en savoir plus que de croire n’importe quoi. Aujourd’hui, les Zététiciens mettent en place des approches rigoureuses et scientifiques des phénomènes paranormaux, pour y voir un peu plus clair.

http://www.zetetique.ldh.org/ . C’est le Cercle Zététique dont il s’agit ici. Il existe une autre association : l’Observatoire Zététique ; ce dernier plus récent, nous semble moins guidé par l’aspect passionnel et démesuré d’une critique systématique. http://www.observatoire-zetetique.org/page/faq.php

Pour peu que vous habitiez Bourges (le centre de la France), faisons les comptes au plus juste pour les 3 experts du comité : M.Broch (Nice), M. Majax (Paris) et M. Théodor (Belgique) .Frais de route (je compte 1 seul véhicule) essence+péages, aller-retour = 120 € + Hôtel 1* 30 € x 3 et x 2 (nuits) = 180 € . Repas 6 repas/jour x 2 ; 12 repas à 10 € + Frais d’huissier = 150 € . Ce qui fait un total, en ayant été convenez-en raisonnable, de quelques 450,00 € ! Et, pour ce prix là, vous n’avez droit qu’à un « pré-test »…et ne gagnez rien si vous le passez victorieusement ! De qui se fiche-t-on ?

Ce qui fait un total de 1.900 €. Cela fait beaucoup pour un retraité, de plus il faut ajouter les frais de déplacements et d’hébergements sur Nice de deux de nos « experts » ( le 3 ème, H.Broch résidant à Nice) qui sont autrement plus élevés que notre exemple de Bourges !

Celui-ci et bien d’autres sont décrits dans le livre du magicien Ranky. « Vérité et illusions de la parapsychologie ». Dervy 1996.

Magix Unlimited à Strasbourg, spécialisé dans les ouvrages de magie. Extraits de « La Magie du Corps » de John Fisher, « Psi et Mentalisme » de Doc Shiels et de Walter Gibson « Les Secrets des Grands Magiciens » Tous ces ouvrages sont traduits par Richard Vollmer. Magix. BP 52. 67020 Strasbourg cedex. www.magix.fr